© (Alberto Nessi)©Villi Hermann/(Fabio Pusterla)©Eventi letterari Monte Verità-Sheldon Suter/(Anna Ruchat)©Mariacristina Barbieri
Programme

Les voix d’Ulysse

Quand l’Ulysse de Joyce fut traduit en italien, Giorgio Manganelli écrivit qu’une telle initiative ouvrait la porte à ce que la littérature avait inventé de plus intense, de plus ardu et de plus audacieux. Il existe aujourd’hui différentes traductions italiennes du roman de Joyce, chacune offrant sa propre interprétation. Et puisque tout chef-d’œuvre génère des significations infinies, Eventi letterari a demandé à cinq poètes de s’inspirer d’une phrase ou d’une image que leur évoque l’Ulysse pour produire librement un texte inédit qu’ils liront au public du Monte Verità.

Langue : italien ; traduction simultanée : allemand

La rencontre pourra également être suivie en direct, en streaming, sur notre site.
La traduction simultanée n'est disponible qu'au Monte Verità.

 

Laura Accerboni

Née en 1985, Laura Accerboni s’occupe de poésie et de photographie. Elle a publié les recueils de poésie Attorno a ciò che non è stato (Edizioni del Leone, 2010), La parte dell’annegato (Nottetempo, 2015) et Acqua acqua fuoco (Einaudi, 2020). Ses poèmes ont été traduits dans plus de quinze langues et elle a été invitée à plusieurs festivals internationaux. Elle collabore à Versopolis, un projet soutenu par l’Union Européenne. Plusieurs de ses poésies ont paru dans des revues italiennes et internationales comme Poesia de Crocetti Editore, Nuova corrente, Italian Poetry Review, Gradiva et Kluger Hans. Elle a remporté de nombreux prix dont le Premio Lerici Pea Giovani (1996), le Premio internazionale Piero Alinari (2011) et le Premio Achille Marazza dans la catégorie des jeunes poètes (2012). Elle fait partie du comité de direction de la Société Dante Alighieri de Genève, pour laquelle elle organise des activités culturelles.

Prisca Agustoni

Prisca Agustoni a grandi entre Lugano et Capolago, sur les rives du lac de Lugano, où elle est née. Diplômée en lettres et philosophie à l’Université de Genève, elle est aussi titulaire d’un Master d’études ibériques et d’un Master d’études de genre. Elle s’est installée au Brésil en 2003 où elle travaille comme traductrice et professeure de littérature italienne et comparée à l’Université fédérale de Juiz de Fora, dans l’état du Minas Gerais. Elle vit actuellement entre le Brésil et la Suisse. Poète et romancière, elle écrit en français, en italien et en portugais. Parmi ses dernières publications, signalons O mundo mutilado (Quelônio, 2020 ; finaliste du Prêmio Jabuti), L’ora zero (LietoColle, 2020) et Verso la ruggine (Interlinea, 2022).

Alberto Nessi

ANé en 1940, Alberto Nessi a grandi à Chiasso et vit actuellement à Bruzella. Ancien enseignant, il est aujourd’hui poète et romancier. Parmi ses publications, signalons pour son œuvre poétique : Un sabato senza dolore (Interlinea, 2016), Ladro di minuzie. Poesie scelte / Voleur de détails. Poèmes choisis (éditions d’en bas, 2018), Perché non scrivo con un filo d’erba (Interlinea, 2020) et Minimalia (EIC, 2020). Pour la prose, La Lirica (Casagrande,1998), La Semaine prochaine, peut-être (Campiche, 2009), Miló (Campiche, 2016), Svizzera italiana. Quindici passeggiate letterarie (Unicopli, 2017) et Corona Blues. Diario dell’anno 2020 (Casagrande, 2020). Traduit dans de nombreuses langues, il a composé plusieurs livres en collaboration avec d’autres artistes et a reçu le Grand Prix de littérature en 2016.

Fabio Pusterla

Né en 1957, Fabio Pusterla est poète, traducteur et essayiste. Après avoir longtemps enseigné au lycée, il est aujourd’hui professeur de littérature italienne à l’Université de la Suisse italienne. Il collabore à plusieurs revues, dont Quaderni italiani di poesia contemporanea, et dirige la collection de poésie Le Ali chez Marcos y Marcos. Il est notamment l’auteur de huit recueils de poésie, partiellement rassemblés dans l’anthologie Le terre emerse. Poesie scelte 1985-2008 (Einaudi, 2009), auxquels font suite Corpo Stellare (2010), Argéman (2014) et Cenere, o terra (2018), tous publiés par Marcos y Marcos. Tout récemment, il a publié une autre anthologie, Da qualche parte nello spazio (Le Lettere, 2022, préfacée par Massimo Natale). Ses œuvres ont été traduites dans les principales langues européennes et ont obtenu de nombreuses récompenses. Deux documentaires lui ont été consacrés : Salamandre, gatti ciechi, rotaie (1998) de Danilo Catti et Libellula gentile (2018) de Francesco Ferri.

Anna Ruchat

Anna Ruchat est traductrice et écrivaine. Née à Zurich en 1959, elle a étudié la Philosophie et la Littérature allemande entre sa ville natale et Pavie. Ses premières publications sont liées à ses traductions – en particulier celles de Il respiro (Adelphi, 1989) et Il freddo (Adelphi, 1991) de Thomas Bernhard. Depuis, elle a traduit de nombreux auteurs de langue allemande, parmi lesquels Friedrich Dürrenmatt, Victor Klemperer, Nelly Sachs, Paul Celan, Mariella Mehr, Christine Lavant. Elle a commencé sa carrière d’écrivaine en 2004, avec le recueil de nouvelles Dans cette vie (Éditions d’en bas, 2014, pour la traduction française), auquel succèdent Il malinteso (Ibis, 2012) et Sortir de l’ombre (Éditions d’en bas, 2019, pour la traduction française). Elle a obtenu le Prix suisse de littérature 2019 pour son recueil de nouvelles Gli anni di Nettuno sulla terra (Ibis, 2018). En 2006, elle a publié son premier recueil de poésies Geografia senza fiume (Campanotto). Trois autres suivront, dont le plus récent, La forza prigioniera (Passigli, 2021).

Paolo Di Stefano - Présentation

Né à Avola dans la province de Syracuse, Paolo Di Stefano a grandi à Lugano et étudié la philologie romane à Pavie sous la houlette de Cesare Segre. Il a été journaliste pour le Corriere del Ticino et la Repubblica, puis conseiller éditorial pour la maison d’édition Einaudi. Il a enseigné la culture journalistique à l’Università Statale de Milan, où il s’est installé en 1992. Il a dirigé les pages culturelles du Corriere della Sera avant d’en devenir envoyé spécial. Critique littéraire et essayiste, il a fait ses débuts comme poète en 1990 (Minuti contati, Scheiwiller) puis s’est consacré à la prose en publiant plusieurs romans, récits jeunesse, reportages et enquêtes. Ses ouvrages ont reçu de nombreuses récompenses, dont le Prix Viareggio, le Prix Campiello, le Prix Bagutta et, en 2021, le Prix Montale Fuori di Casa. Noi, son dernier roman, a été publié en 2020 aux éditions Bompiani et a reçu le Prix Pisa et Alassio un Autore per l’Europa. Le mensuel italien La Lettura l’a classé parmi les dix meilleurs livres de l’année. Un recueil de ses articles, rédigés pour l’hebdomadaire Azione, a été publié par la Tipografia Helvetica (L’infamia e la lode, 2021). Paolo Di Stefano est à l’origine du Dantedì, la journée annuelle consacrée à Dante.